Dienstag, 15. Juli 2008

Vielleicht Weisswurst ou peut-être pas

J'ai testé les Weisswurst de la marque Vielleicht.


Weisswurst, c'est une spécialité de Munich, en gros un boudin blanc assaisonné aux herbes. Vielleicht, c'est une marque et une méthode brevetée pour produire des saucisses et du jambon avec moins de 3% de gras. Ils jouent sur un jeu de mot car vielleicht = peut-être, mais aussi = viel + leicht, c'est-à-dire très léger (dans le sens pas gras). On peut dire aussi que viel = beaucoup, et en effet, 3 saucisses c'est beaucoup pour un seul homme (moi en l'occurrence).

Évidemment, les weisswurst se mangent avec des Bretzn et de la moutarde à weisswurst (moutarde douce). Comme ils n'avaient plus de bretzel frais, j'ai dû me contenter de bretzel congelés (vendus avec le sel à bretzel), donc deux expérimentations dans un même repas.



Alors les saucisses : mouais c'est pas mal, mais ça manque un peu de gout. J'aime mieux les saucisses bien grasses que j'avais mangées les dernières fois (de chez Tengelmann), ou alors encore mieux, les fraiches.

Bretzel : pas mal du tout pour du congelé (consistance et gout ok), mais ça ne vaut pas non plus du frais.

Je précise que mon test de Vielleicht est une récidive. J'ai déjà testé leur Paprikalyoner (gros saucisson au paprika coupé en tranches, images ici), qui est très bon.

Dienstag, 8. Juli 2008

En France, on brule des voitures, en Hollande, on brule des appartements

En direct, de votre envoyé spécial qui revient justement de Hollande (aujourd'hui, cours d'allemand et de hollandais).

En Hollande, ils parlent une drôle de langue, mais qui ressemble pas mal à un dialecte allemand très prononcé et très rugueux. D'ailleurs, il parait que les dialectes du nord de l'Allemagne sont proches du hollandais.

Par exemple, je demande une bière dont le nom était sympatique: une Goulden Draak (on dirait un nom de viking). Comme ça à chaud, je dirais que ça veut dire quelque chose comme le bâteau doré. Le serveur l'apporte, et dit avec sa belle langue poétique : "rrrourrren rrrrarrrr". Mon premier reflexe a été de dire que c'était pas pour moi, mais pour l'autre qui était avec moi. Mais lui a fait pareil "tiens, ça doit être pour toi". Heureusement, c'est écrit dessus.

Le problème en hollandais (i.e. le problème pour parler la langue), c'est que "r" se prononce "r", ce qui est normal ; "h" se prononce "r", ce qui est un peu moins normal, mais on peut le voir comme un h aspiré dénaturé ; mais le "g" se prononce aussi "r", et ça c'est pas normal. Bon mais ça ne m'a pas torturé très longtemps, la bière était bien bonne et bien forte, après au lit et un bon dodo.

À part ça, le hollandais c'est facile à lire si on parle allemand (utile quand les cartes des restos ne sont qu'en hollandais), et il faut dire quand même que les gens parlent bien anglais là-bas, mieux qu'en Allemagne (note : j'ose même pas comparer à la France).

En parlant de bière, il semble aussi qu'il y ait une différence entre "groot" et "gross" (qui veut dire grand en allemand). Une groot bier en Hollande fait parfois 33cL, parfois un demi-litre. En Allemagne (en Bavière en tout cas), on appelle ça "ein Bier" (ou "ein normales Bier" si on veut insister) . Une "gross" Bier, en Allemagne, ça fait un litre et ça s'appelle une Maß (car après, on dort comme une masse (et surtout on fait la queue aux toilettes)), sauf entre fin septembre et début octobre pendant l'Oktoberfest, ou là ça s'appelle une bière la plus petite possible s'il vous plait.

Pour cette histoire de maisons qui brulent, on voit partout en Hollande sur les agences immobilières "verkocht". C'est pas drôle pour un français, mais c'est drôle pour un allemand, car verkocht vient du verbe verkochen = bruler. Apparemment, en hollandais, verkocht vient du verbe verkopen = vendre (en allemand, verkaufen, c'est proche).

Maintenant, vous savez tout.

Sonntag, 8. Juni 2008

Topfenstrudel

En général, quand on parle de Strudel, on imagine le très connu Apfelstrudel, une spécialité autrichienne qui est un espèce de gâteau/feuilleté à la pomme. Ça se mange chaud, avec de la glace à la vanille, et c'est très bon. J'en reparlerai si j'en trouve un à prendre en photo.

Cette fois, j'ai trouvé un Strudel qui n'est pas à la pomme, mais au Topfen. Topfen, c'est de l'autrichien ; en allemand, ça se dit Quark, et ça on connait, il y en a dans toutes les montres.
En fait, je ne suis pas sûr de ce que c'est que du Quark. J'ai vu des traductions qui disent fromage blanc, mais ça n'a pas vraiment le même gout. D'autres traductions disent caillebotte (lait caillé), mais j'en n'ai jamais mangé alors pas sûr que ça soit la même chose.

Donc pour rester simple, c'est une sorte de fromage blanc qui n'est pas du fromage blanc, ça se mange, c'est très bon, et ça peut ressembler à ça quand c'est strudelisé :


Pour les munichois, celui là vient de Rischart, à Hauptbahnhof. Ils vendent d'autres gateaux qui ont l'air pas mal, dont le Schokocroissant, un croissant fourré au chocolat (en fait, je crois que c'est du Nutella qu'ils mettent à l'intérieur).

Dienstag, 20. Mai 2008

Patriotisme


Dimanche, il a plu et j'en ai profité pour mettre ma nappe blanche toute propre. Deux jours plus tard, je reçois enfin mon canapé (après 12 semaines d'attente, standard chez XXXLutz, plus 2 semaines car le jour où ils voulaient venir c'était pas possible, alors j'ai pris le jour suivant). Mon canapé est rouge.

Du coup, j'ai maintenant un salon aux couleurs de la France, et je me sens mieux chez moi (surtout qu'avec un canapé, on se sent bien chez soi tout court (et on sent aussi un peu le canapé qui sent le neuf)).

Avec tout ça, il ne manque plus que la sonnette qui joue la marseillaise.

Dienstag, 6. Mai 2008

Randonnée, de Starnberg See à Herrsching am Ammersee

Ce weekend il a fait beau et on en a profité pour faire une randonnée. Sans voiture, il a fallu en trouver une qui va d'une station de train à une autre. C'est le cas de cette randonnée, qui va de Starnberg (S-bahn 6) à deux pas du lac du même nom, jusqu'à Herrsching (S-bahn 5) aussi juste à côté d'un lac: Ammersee. La description de la randonnée est donnée sur www.ferienwohnung-starnberger-see.de. Achtung : c'est en allemand.

Ça fait une petite trotte de 20km, une bonne excuse pour roupiller le lendemain. Voici une carte pour donner une idée :


View Larger Map

Le chemin de randonnée suit à peu près cette route, un peu plus au sud, passant à travers la forêt, dont notamment la Maisinger Schlucht (les gorges de Maisinger), passant par deux Beergarten (pas conseillé de boire de la bière quand il fait chaud et qu'on fait du sport, mais ça à l'avantage de retenir les autres randonneurs pour un chemin plus tranquille ensuite), des champs de vaches et de chevaux (qui sentent la campagne).

Ça passe aussi par le couvent d'Andechs, dont on se demande pourquoi il l'ont mis si haut sur une colline (après avoir marché 5 km, c'est pas très sympa de se taper la montée). En plus, de là-haut, on n'a vue sur rien car des arbres plus haut bloquent la vue. On est arrivé à l'heure de la messe et juste après un mariage, et on a pu voir les moines (étonnamment maigres pour des bavarois et pour des moines, mais bon, eux aussi doivent monter la colline de temps en temps) jeter de l'eau sur tous les gens qui n'avaient rien demandé mais ne se sont pas énervés quand même.

Il s'agit en fait de la première partie du König Ludwig Weg (le chemin du roi Louis, comprendre Louis II de Bavière, le fou qui a fait le château connu mais impossible à écrire correctement (Neuschwanstein, j'ai vérifié sur Google qui sait tout)). C'est un chemin flêché tout du long, de 120km. Il part donc de Starnberger See, où le roi se serait soi-disant noyé dans des circonstances étranges (sans eau dans les poumons...), et va jusqu'à Füssen, au sud ouest de la Bavière, à 5km de la frontière autrichienne, près du château qu'on vient de dire, où il a résidé.

Après tout ça, j'ai mal aux ribouis, mais les yeux reposés (ça fait parfois du bien d'être sans ordinateur pendant quelques heures (pas une journée quand même, faut pas abuser)).

Montag, 5. Mai 2008

Resto: Rama

Pour tous ceux qui en ont marre de la cuisine bavaroise (du cochon avec de la bière), il y a Rama (= marre en verlan... mouais bon).

Rama est un restaurant indien, dont on peut consulter la carte en ligne .La salle est petite mais chaleureuse, donc il est recommandé de reserver.

La première fois, on est allé un peu tard pour des munichois (vers 21h, mais le resto ferme à 23h). J'ai mangé plein de choses bonnes dont je n'ai plus le souvenir.

Par contre, ils sont un peu radins sur le thé. Dans tous les restos indien que j'avais fait jusqu'alors, ils apportaient une carafe de thé. Là, c'est plutot genre verre de saké. En fait, c'est un peu comme le thé de la grande mosquée de Paris, 2 euros et un mini-verre.

Bon bref. Le thé était au jasmin, et bien bon, alors après un schlurp de rien du tout, j'avais encore soif, et c'est là que ça se gâte. Je redemande du thé au jasmin, et on m'apprend qu'il n'y en a plus (sachant que c'est juste un sachet de thé (sachant sachet, ahah... mouais bon) c'est étonnant qu'ils aient rupture de stock). Alors monsieur le serveur me recommande le thé à la camomille (pour roupiller en toute tranquillité). Je dis "oui da!" (ja gerne), et le voilà qui met 5 minutes pour fouiller toute la cuisine et téléphoner à tous ses fournisseurs d'urgence, mais rien n'y fait, le thé à la camomille n'existe plus nul part dans le monde après 22h. il m'apporte les sachets restants, et je prends finalement un thé au fruit rouges, très bon (j'en ai une vie remplie d'aventures, hein ?).

Ensuite, desserts. Ils nous apportent la carte alléchante, on se lèche les babines, on commande des choses très succulentes, mais ça ne sert à rien, car le serveur revient nous dire qu'il ne reste plus rien de rien. Décidément... Alors il ne nous reste qu'à rentrer penaud. De toute façon, les plats sont copieux, alors on n'avait plus vraiment faim.

On y est retourné une deuxième fois (jamais une sans deux) plus tôt (19h) et en ayant reservé.
J'ai testé pour vous : ognons frits en entrée (très super bon) ainsi que leurs bons pains indiens ; poulet cuit avec des amandes (et son inévitable sauce curry, même si j'avais pris un plat qui était censé venir sans curry) ; et en dessert, une crème de mangue dont vous ne me direz pas de nouvelles, car on a tout mangé (apparemment, fait à base de purée de mangue mélangé avec du yaourt, à essayer!).

In kurz: lecker, aber nicht genug Tee.

Adresse : Arnulfstraße 114, 80636 München
Prix : Passt scho (10-15 euros pour un plat au poulet, 15-20 pour un plat au poisson, 4-5 pour un dessert)

Mittwoch, 5. März 2008

Reblochon

J'ai enfin pu trouver du reblochon à Munich (importé de France, évidemment). Il faut dire que c'est dur de trouver du "vrai" fromage ici.



En général, on trouve du gouda, de l'emmental, et deux fromages français : brie et camembert. Il y a un fromage local, qui a un nom de fromage kipu: "bavaria blu", mais je connais quelqu'un qui l'a essayé et m'a dit que c'est moins fort que le petit-Suisse (une autre chose inconnue en Allemagne)

Or, je me promenais par hasard à Karstadt (celui Hauptbahnhof), et j'ai pris mon courage à deux mains pour descendre à l'étage -1, qui pue le poisson (pour ne rien arranger, l'étage 0 est celui des parfums, ce qui fait un délicat mélange subtil dont Christian Dior serait jaloux).
Je me suis alors rendu compte que l'étage kipu est un magasin de delicatessen (nourriture de qualité, plus chère que les magasins normaux).
Il y a entre autres pleins de vins (français) au lieu de la bière, et pleins de fromage français, dont le fameux reblochon.

J'ai pu en faire une tartiflette dans l'idée de me fâcher avec les voisins (mais ça ne sentait pas aussi fort que dans mes souvenirs, je n'ai même pas atteint le couloir) et dans l'idée de me régaler.
J'ai aussi observé en direct une allemande pure souche mangeant mon plat savoyard délicat. Elle ne s'est pas évanouie et a même fini son assiette. Il reste donc de l'espoir pour ma colonisation de l'Allemagne avec mes senteurs d'occident.

En fait, les autres ingrédients sont vraiment courants ici: pomme de terre, oignon, lardon, crème fraiche. Alors c'est étonnant que ce plat soit inconnu ici.
Autres plats inconnus que j'ai importé : couscous et paella (les deux par William Saurin).